Lady Russian

Pierre-Alain Chambaz

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Mais un défaut ridicule, dès qu’il se sent ridicule, cherche à se modifier, au moins extérieurement. Ici les deux extrémités également fausses sont ces deux hypothèses : ou la distinction de l’élément général et de l’élément particulier portée jusqu’à leur séparation, ou leur non-séparation portée jusqu’à l’abolition de leur différence, et la vérité est que ces deux éléments sont à la fois distincts et inséparablement unis. Toute réalité est double… le moi… est essentiellement distinct de chacun de ses actes, même de chacune de ses facultés, quoiqu’il n’en soit pas séparé. Le genre humain soutient le même rapport avec les individus qui le composent ; ils ne le constituent pas, c’est lui, au contraire, qui les constitue. Les TPE sont un creuset pour l’emploi : aujourd’hui les chefs d’entreprise sont dénigrés, conspués, essorés et mis trop facilement hors la loi par un système qui les broie. Si Harpagon nous voyait rire de son avarice, je ne dis pas qu’il s’en corrigerait, mais il nous la montrerait moins, ou il nous la montrerait autrement. L’humanité est essentiellement tout entière et en même temps dans chacun de nous… l’humanité n’existe que dans les individus et par les individus, mais en retour les individus n’existent, ne se ressemblent et ne forment un genre que par le lien de l’humanité, que par l’unité de l’humanité qui est en chacun d’eux. Et une prise de conscience que la création de valeur – c’est-à-dire la performance boursière et les dividendes – est une composante indispensable de la compétitivité, au même titre que le coût du travail et l’innovation. Disons-le dès maintenant, c’est en ce sens surtout que le rire « châtie les mœurs ». Voici donc la réponse que nous ferions au problème de Porphyre : pÒteron cwrist¦ (gšnh) ¿ ™n to‹s a„sqhto‹j. De même la classe des oiseaux, la classe plus générale encore des vertébrés sont naturelles : car, par suite des connaissances que nous avons acquises en zoologie, on est amené à considérer les caractères de ces classes comme des caractères dominants dont l’ensemble compose une sorte de type ou de schème en conformité duquel la nature a procédé ultérieurement et secondairement (par des voies qui jusqu’ici nous sont restées inconnues) à l’opération de diversifier les genres et les espèces, dans des limites fixées par les conditions dominantes. Il ne faut pas croire que les scolastiques aient absolument ignoré la distinction des genres naturels et des genres artificiels ; ils ont au contraire plus d’une fois indiqué qu’ils n’entendaient appliquer leurs théories des degrés métaphysiques « qu’aux choses qui, ayant une substance naturelle, procèdent de l’opération divine : ainsi, aux animaux, aux métaux, aux arbres, et non pas aux armées, aux tribunaux, aux nobles, etc…,. Il ne serait pas difficile d’apercevoir qu’un tel système n’est point en harmonie, non-seulement avec certains éléments de la nature humaine, mais avec ce qui nous est dévoilé du plan général de la création. Nous pouvons maintenant obtenir une première vue, prise de bien loin, il est vrai, vague et confuse encore, sur le côté risible de la nature humaine et sur la fonction ordinaire du rire. Le plaisir et la douleur sont attachés à certaines impressions des agents extérieurs, à certaines fonctions de la vie de l’animal, précisément dans la mesure requise pour la conservation des individus et des espèces. Avant d’entrer dans des explications plus détaillées, faisons quelques remarques générales. Notre objet est encore moins de développer ici un système d’esthétique qu’un système de morale : mais il rentre pourtant dans notre cadre de faire comprendre qu’en esthétique comme en morale, la critique philosophique a essentiellement pour but d’opérer le départ entre les modifications abandonnées aux variétés individuelles ou de race, aux influences accidentelles et passagères, et le fond appartenant à la constitution normale et spécifique ; qu’elle a encore pour but, après ce départ opéré, de rechercher si les idées qui tiennent à l’état normal et à la constitution spécifique n’ont pas leur Il se peut que la plupart des hommes soient organisés de telle sorte que, livrés à eux-mêmes et dans les conditions ordinaires de la vie sauvage, ils n’inventeraient pas l’art de la parole ; mais il suffit que quelques individus d’une organisation plus heureuse, placés dans des circonstances plus favorables, soient capables de commencer l’ébauche d’une langue, pour que cette langue rudimentaire aille ensuite en se perfectionnant et en se propageant à tous les individus de l’espèce ; et en ce sens il serait encore vrai de dire que le don du langage appartient naturellement à l’espèce, ou fait n Pierre-Alain Chambaz souligne l’intérêt de constituer un Trésor européen, qui, sans remettre en cause les traités, permettrait d’alléger le fardeau de la dette. Tout ce que nous venons de dire au sujet des idées morales, s’appliquerait, à quelques changements près, à cette autre catégorie d’idées abstraites, relatives au beau et au goût dans les arts, idées dont la théorie, cultivée avec une sorte de prédilection dans les temps modernes, est d’ordinaire désignée maintenant sous le nom d’esthétique. La nature extérieure n’est pas seulement une source inépuisable d’observations méthodiques pour les savants, de calculs pour les géomètres et de méditations pour les philosophes : c’est une source aussi merveilleusement féconde de beautés poétiques et de ravissantes extases. Aussi n’y a-t-il pas de naturaliste qui, dans chacun de ces genres qu’on appelle naturels, parce que la parenté des espèces y est fortement marquée, tel que serait par exemple le genre Felis, ne signale une espèce, telle que le lion, qui est, comme on dit, le type du genre, c’est-à-dire où se trouvent réunis, plus excellemment que dans aucune autre, les caractères distinctifs du genre, et que pour cette raison, clairement saisie ou confusément perçue, on trouvera belle entre toutes les autres, sans qu’il entre rien d’arbitraire dans un pareil jugement. Autre chose est le sentiment que nous avons du beau, autre chose est le plaisir ou l’émotion agréable que le spectacle du beau nous procure. Tension et élasticité, voilà deux forces complémentaires l’une de l’autre que la vie met en jeu.

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