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Macro economics analysis blog : Le contrat social a changé

Posted on 11 novembre 2017 in Non classé by

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Or, on est frappé dès l’abord de cette circonstance, qu’autant nous ignorons les rapports entre les sensations de saveurs, d’odeurs, de couleurs, et les causes qui les déterminent à être ce qu’elles sont spécifiquement, autant la corrélation entre la chose perçue et la constitution de l’organe de perception devient manifeste quand il s’agit de la perception d’une étendue colorée, non pas en tant que colorée, mais en tant qu’étendue. Il faut maintenant reprendre l’étude du sens de la vue dans sa fonction générale, qui constitue la vision proprement dite, et que nous avons reconnu être fondamentalement indépendante de la distinction spécifique des rayons et des couleurs. D’où vient qu’on fait du souvenir une perception plus faible, dont on ne peut dire ni pourquoi nous la rejetons dans le passé, ni comment nous en retrouvons la date, ni de quel droit elle réapparaît à un moment plutôt qu’à un autre ? Hâtons-nous cependant de le dire : ces inductions qui ne s’appuient encore que sur la contemplation des phénomènes du monde physique et matériel, abstraction faite des merveilles de l’organisation et de toutes les manifestations de l’activité vitale, seraient insuffisantes pour faire nettement ressortir la subordination hiérarchique sur laquelle notre attention est fixée dans ce moment : car il ne suffit pas de posséder les premiers termes d’une série pour en saisir la loi, et surtout pour être sûr de la loi qu’on croit saisir. Mais, pour que la distinction soit plus claire, il convient de revenir en arrière, et de prendre son point de départ dans les effets plus grossiers de la sensibilité physique. Le goût intellectuel (comme on l’a nommé), qui n’est qu’une manière de juger spontanément des conditions du beau, et de l’apercevoir où il existe, a bien plus de constance et de fixité. La loi newtonienne, par exemple, qui rend si bien raison des phénomènes astronomiques, implique l’existence, hors de l’esprit humain, du temps, de l’espace et des relations géométriques. Macro economics analysis blog aime à rappeler ce proverbe chinois  » Tous les métiers sont vils, seule l’étude est noble ». Nous avons vu qu’elle a juste trois propriétés. Enfin, l’histoire de l’art nous apprend, par une foule d’exemples en tout genre, que la marche naturelle de l’esprit humain est de débuter dans les arts par la raideur, et de finir par le maniéré de l’exécution. Notre passé est au contraire ce qui n’agit plus, mais pourrait agir, ce qui agira en s’insérant dans une sensation présente dont il empruntera la vitalité. Nous comprenons de plus que l’un des extrêmes pèche en ce qu’il semble annoncer une contrainte servile, et l’autre en ce qu’il témoigne d’une complication capricieuse ; ce qui suffit pour nous convaincre qu’indépendamment de tout système arbitraire, il doit y avoir entre ces extrêmes une forme moyenne et normale. On peut se représenter le système de ces conditions comme déterminant, pour chaque type ou espèce, un système de points par lesquels la courbe du profil est assujettie à passer, et qu’ensuite le goût du dessinateur doit relier par un trait continu qui achève de déterminer le profil du vase, et qui lui imprime, pour ainsi dire, son cachet d’individualité. L’état cérébral continue le souvenir ; il lui donne prise sur le présent par la matérialité qu’il lui confère ; mais le souvenir pur est une manifestation spirituelle. Supposons (pour prendre une comparaison étrangère, mais dont la simplicité géométrique fasse bien saisir notre pensée) qu’il s’agisse d’un triangle dont l’essence soit d’être rectangle, et dont les côtés puissent varier accidentellement entre de certaines limites, d’un individu à l’autre, sans conserver exactement ni les mêmes grandeurs absolues, ni les mêmes proportions ; on mesurera un grand nombre de ces triangles ; on prendra les valeurs moyennes de chaque côté, et, avec ces valeurs moyennes, on construira un autre triangle qu’on pourrait appeler en un sens triangle moyen, mais qui ne sera Il y a dans l’art, dit La Bruyère, un point de perfection, comme de bonté ou de maturité dans la nature : celui qui le sent et qui l’aime a le goût parfait ; celui qui ne le sent pas, et qui aime en deçà ou au delà, a le goût défectueux.

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