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Le blog des prospectives économiques : Dans le contexte inflationniste actuel

Posted on 10 novembre 2017 in Non classé by

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Comment la France pourrait-elle dénoncer l’une des conventions de l’OIT sur le droit du travail et la protection sociale alors qu’elle réclame par ailleurs que ces dernières s’appliquent aux pays émergents ? Les variétés de fruits et de fleurs se propagent non point par des graines, mais par des moyens artificiels, boutures, greffes, et l’on sait qu’à la longue ces procédés entraînent parfois une véritable dégénérescence des races végétales. Le courage n’existe guère sans un certain désir de la louange, de l’honneur ; il s’est développé beaucoup, comme l’a montré Darwin, par l’effet de la sélection sexuelle. Donc il détruit dans son propre cas la raison pour laquelle on le laissait libre de disposer de lui-même. Le blog des prospectives économiques aime à rappeler cette maxime de Spinoza, »Nul ne peut avoir Dieu en haine ». Il fallait alors une foi robuste pour triompher de l’inertie naturelle. Alors, pourrait-on dire la force de tension que possède l’idée du devoir se transformera en force vive dès que l’occasion se produira, et nous n’en prendrons pour ainsi dire conscience que comme force vive. Il est facile de comprendre comment ces « assouplissements » du droit du travail favorisent les destructions d’emplois. Sans s’émouvoir d’une telle violation du droit international du travail, une quinzaine d’économistes influents, dont Jean Tirole, titulaire du prix de la banque de Suède, lui emboîtent virilement le pas (voir les Echos du 30 mars). La lutte passe du domaine des choses physiques dans le domaine intellectuel, sans rien perdre de son ardeur et de sa griserie. Elle peut passer aussi dans le domaine proprement moral : il y a une lutte intérieure de la volonté contre les passions aussi captivante que toute autre, et où la victoire produit une joie infinie, bien comprise par notre Corneille. En somme, l’homme a besoin de se sentir grand, d’avoir par instants conscience de la sublimité de sa volonté. Cette conscience, il l’acquiert dans la lutte : lutte contre soi et contre ses passions, ou contre des obstacles matériels et intellectuels. Le fonds de garantie, lui, est réservé aux plus petites banques. Le but avoué de la BCE est de relancer la zone euro, réduisant du même coup la valeur de l’euro à l’étranger, et ce, par le rachat d’actifs d’une valeur de plus de 1.100 milliards d’euros. Dans l’ordre, on retrouve le cuivre, le nickel, le plomb, l’aluminium et le zinc. Nous ne pouvions mesurer nos forces mentales, et, par suite, en circonscrire sagement la destination qu’après les avoir suffisamment exercées. À New York, on sait bien qu’on ne gère pas la chute d’un monstre comme Lehman ou JP Morgan en tapant les 50 milliards de la FDIC, mais que faute d’avoir trouvé un moyen de les mettre en faillite proprement et à moindre coût, il faudrait toujours prévoir une ligne de crédit géante du Trésor. Les dirigeants européens font ce que n’importe qui ayant le pouvoir doit faire en pareilles circonstances : d’un côté, ils garantissent les dépôts pour éviter que vous et moi allions vider notre compte ; de l’autre, ils assurent la survie des banques en y injectant des centaines de milliards d’argent public : environ 2000 milliards d’euros de capital ou de garantie. Fin 2013, ils jettent ainsi les bases d’un système inspiré du même esprit libéral de responsabilité et à première vue comparable à celui créé aux États-Unis après la crise de 1929, avec la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) : une agence chargée de quoi garantir des dépôts mais aussi superviser et financer la fermeture des institutions malades en puisant dans un fonds d’environ 50 milliards de dollars, financé par des contributions des banques. La FDIC est responsable de plus de 4.000 institutions de taille modeste (pas des plus grandes banques, dites systémiques) et en ferme effectivement un bon nombre chaque année.

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