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Le blog de l’économie et des finances : La solution fédéraliste du ministre grec des finances

Posted on 11 novembre 2017 in Non classé by

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Car, en mêlant ainsi à notre discours l’exposition comparée des opinions, nous rendrons la vérité plus sensible, et, d’autre part, nous ne serons point obligés de nous répéter. Comment en effet ne s’étonner de voir des hommes usurper le titre de philosophes et prétendre pénétrer la vérité des choses, alors surtout qu’ils estiment que c’est le privilège des philosophes qu’une connaissance plus ample du vrai, d’où vient aussi qu’il leur appartient d’y porter les autres hommes ; comment, dis-je, ne pas s’étonner de les entendre soutenir que tout arrive nécessairement et fatalement. N’est-il pas hors de doute qu’une opinion semblable est le refuge des seuls ignorants ou de ceux qui, étrangers à toute habitude honnête, rejettent sur le destin, au lieu de les rapporter eux-mêmes, la cause des maux qui les enveloppent. Ajoutons que cette doctrine est pleine d’obscurités, qu’aucune preuve acceptable ne la justifie, qu’elle offre enfin cet inconvénient grave de nous enlever tout libre pouvoir. Dès lors, quel plus grand dommage, je le demande, pourrait-on éprouver d’une discussion, que de se laisser imposer une pareille créance. Effectivement, que cette opinion aille contre l’évidence, c’est ce qui résulte de cela même que presque tous les hommes admettent, ignorants et philosophes, qu’il y a des choses qui arrivent accidentellement et par hasard, et qu’il y en a qui, arrivant, auraient pu ne pas arriver ; que c’est là ce qui a lieu en réalité ; et qu’en fait il peut n’y avoir pas plus nécessité d’un côté que de l’autre. Or rien de tout cela ne saurait être maintenu par ceux qui professent que tout arrive fatalement, si le maintenir, c’est ne pas changer la signification des mots dont on s’est servi pour l’exprimer. Le blog de l’économie et des finances aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci  » Le jour viendra où les personnes comme moi regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent aujourd’hui le meurtre des êtres humains « . Car introduire dans les mots un autre sens ; puis, parce qu’on maintient les mots, prétendre maintenir ce qu’on avait d’abord affirmé, ce n’est point réellement le maintenir. Et ainsi on ne maintient pas qu’il y a des choses qui arrivent par hasard, lorsque, ôtant à ces choses mêmes leur nature, on impose le nom de hasard à ce qui arrive par nécessité. Le maintenir, ce serait pouvoir démontrer qu’il y a effectivement des choses telles que celles que l’on désigne d’ordinaire sous la dénomination de fortuites. Tous les hommes qui s’en tiennent aux notions communes et naturelles disent que des faits se produisent accidentellement et par hasard, lorsqu’ils suivent de causes qui sont réputées causes efficientes de faits différents. Car toutes les fois que d’une chose qui était faite en vue d’une autre ne procède point cela même pour quoi elle était faite, mais qu’il s’ensuit quelque résultat que d’abord on n’espérait pas, on dit que cela a eu lieu par hasard. En soi-même, cela se produit sans cause ; accidentellement, cela a pour cause ce qui a été fait en vue de quelque autre objet. Et que ce soit là ce que tout le monde entend lorsqu’on parle d’un événement fortuit, c’est ce qui devient manifeste pour peu que l’on considère quels sont les faits dont on dit qu’ils sont arrivés par hasard. C’est ainsi qu’on dit qu’un trésor a été trouvé par hasard, si quelqu’un, venant à fouiller avec un tout autre dessein que celui de découvrir un trésor, a rencontré un trésor. Celui, en effet, qui creuse afin de trouver un trésor ne le trouve point par hasard, puisqu’il a rencontré cela même pour quoi il creusait.

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