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Etudes : Taux d’intérêt : puisse la Fed éviter les contretemps avec la BCE

Posted on 11 novembre 2017 in Non classé by

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Ce n’est pas que la nature ne contribue en rien chez l’homme à l’acquisition de la vertu ; c’est d’elle, au contraire, qu’il tient la puissance et l’aptitude qui lui permettent d’acquérir la vertu, puissance et aptitude que ne possède aucun autre animal, et par où l’homme l’emporte naturellement sur les autres animaux, quoiqu’en ce qui touche les avantages du corps il leur soit inférieur. Que si d’ailleurs nous tenions de la nature l’aptitude à la vertu, en ce sens qu’avançant à la fois en vertu et en âge, la vertu fût en nous ce qu’est en nous la faculté de marcher, ou la pousse des dents, ou la pousse de la barbe, ou toute autre qualité naturelle, alors non plus les vertus ne seraient pas en notre pouvoir, de même que n’est en notre pouvoir aucune des choses que nous venons d’énumérer. Mais ce n’est pas de cette manière que nous acquérons les vertus. Si, en effet, comme les autres dons de la nature, la prudence et la vertu étaient innées aux hommes, elles se rencontreraient, aussi bien que les autres dons de la nature, chez tous les hommes, ou du moins chez la plupart, et ce ne serait pas seulement l’aptitude aux vertus, mais les vertus elles-mêmes que nous aurions reçues de la nature. C’est pourquoi il ne saurait plus être question ni de louange ni de blâme, ni de rien de semblable ; ce serait à une origine toute divine que nous rapporterions les vices et les vertus et leur raison d’être. Même dans ce cadre, comme l’exprime avec justesse le rapport de Etudes « l’influence sur les règles et normes internationales, c’est-à-dire sur les règles du jeu économique, est une composante essentielle quoique peu visible de la compétitivité des entreprises et des États. Mais il n’en va pas de la sorte ; car nous ne voyons pas que tous les hommes, ni même que le plus grand nombre aient des vertus, ce qui pour-tant est le signe des choses naturelles. Loin de là : c’est beaucoup si l’on peut rencontrer quelque part un homme qui, à force d’exercice et de bonne discipline, manifeste la supériorité naturelle des hommes sur les autres animaux, parce qu’il aura, de lui-même, ajouté ce qui nécessairement manque à notre nature. L’acquisition des vertus est donc, à certains égards, en notre pouvoir, et ce ne sont point choses illusoires et de nul usage que les éloges, les reproches, les exhortations au mieux, non plus que les dispositions de la loi qui tendent à améliorer les mœurs. Certainement, il est de tous points impossible que l’habitude change rien de ce que les êtres tiennent de la nature. Ainsi, vainement jetterait-on souvent en l’air une chose pesante, on ne l’habituerait pas à être portée en haut contre sa nature. Toutefois les mœurs des hommes se diversifient avec la diversité même des habitudes. Pour ce qui est des choses naturelles, il est vrai, c’est après avoir reçu d’abord certaines facultés, que nous agissons ensuite en exerçant ces facultés ; car ce n’est point en voyant souvent que nous acquérons la faculté de voir, mais c’est parce que nous avons la faculté de voir, que nous voyons. Mais, s’il est question, au contraire, de choses qui ne sont pas naturelles, c’est en exerçant ces facultés primitives, que nous acquérons de nouvelles facultés qui sont habitudes.

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