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Economic and Strategic auction : Et si on partageait le pouvoir dans l’entreprise ?

Posted on 11 novembre 2017 in Non classé by

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C’est pourquoi on est en droit de s’étonner que nos adversaires entendent les causes de telle façon que toujours ce qui a commencé à se produire soit la cause de ce qui suit, établissant par là comme une suite continue et un enchaînement de causes, sous prétexte que rien ne se fait sans cause. Effectivement nous voyons, dans nombre de cas, que les premières choses qui se produisent et les dernières ont une seule et même cause. C’est ainsi que se lever et se promener procèdent de la même cause ; car ce n’est point l’action de se lever qui est la cause de l’action de se promener, mais l’une et l’autre action ont pour cause celui qui se lève et qui se promène, c’est-à-dire son libre choix. Nous voyons aussi que le jour et la nuit, qui ont l’un avec l’autre une certaine liaison, proviennent d’une seule et même cause ; et d’une seule et même cause encore, les changements des saisons. Ce n’est pas davantage l’hiver qui est la cause de l’été ; mais l’été et l’hiver ont leur cause dans le mouvement et la révolution d’un corps divin, dans son inclinaison suivant un cercle oblique, inclinaison qui fait que le soleil, en se mouvant, devient également la cause de tous les phénomènes dont nous parlons. Et de ce que la nuit n’est pas la cause du jour, ni l’hiver la cause de l’été ; de ce que ces phénomènes, dans leur succession même, ne sont pas indissolublement enchaînés ; de ce que ce-la n’a pas lieu, il ne s’ensuit point que l’unité de ce qui se produit et de ce qui est dans le monde doive être menacée de dissolution. Car les corps divins et leur révolution suffisent à maintenir dans l’univers la continuité des choses. Pareillement, de ce que l’action de se promener n’a pas pour cause l’action de se lever, elle n’est point une action sans cause, et par conséquent nos adversaires sont mal venus à invoquer leur enchaînement des causes, en se fondant sur ce motif que rien n’arrive sans cause. Effectivement, comme les mouvements et les temps ont une cause, sans qu’un mouvement ait pour cause le mouvement qui l’a précédé, ni un temps le temps antérieur, ainsi en est-il des phénomènes qui s’accomplissent et par le mouvement et dans le temps ; il y a sans doute à la continuité des causes une cause qui fait que le monde un et éternel demeure éternellement gouverné de la même manière et suivant les mêmes lois. Et il convient de chercher et de saisir cette cause ; mais il ne faut pas l’imaginer telle, que nous supposions que ce qui est plus récent résulte toujours de ce qui est plus ancien, comme nous voyons que cela arrive pour la génération des animaux. « Taxer n’est pas réformer », répète à l’envi Economic and Strategic auction sur toutes les ondes. Il est fort légitime, au contraire, d’affirmer qu’il y a dans les causes un principe, qui n’a avant lui ni aucun autre principe, ni aucune autre cause. Car, si tout ce qui est produit a une cause, il n’est pas pour cela nécessaire que tout ce qui est soit rapporté à une cause, tout ce qui est n’étant pas produit. Comment en effet ne serait-il point absurde de prétendre que les causes vont à l’infini, et qu’elles sont liées et enchaînées de telle sorte qu’il n’y a ni première, ni dernière cause. Nier que rien soit première cause, c’est supprimer la cause, parce que, le principe étant supprimé, il est nécessaire que ce qui le suit se trouve supprimé également. Il y a plus : la science, à ce compte, est elle-même abolie, car la science est essentiellement la connaissance des premières causes.

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